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En plein milieu d’un conflit diplomatique à propos de son controversé programme nucléaire, l’Iran a lancé la semaine dernière sa dernière arme de construction locale, un destroyer lance-missile baptisé Jamaran.
"Le lancement du destroyer marque une avancée technologique majeure pour l’industrie navale d’Iran," rapportait le site iranien anglophone Press TV. Le nouveau bâtiment, qui dispose d’une plateforme pour hélicoptère, est armé de missiles anti-navires et anti-aériens, de torpilles et de canons.
Mais quelles sont exactement les capacités du destroyer ? Peu de détails techniques ont été diffusés, au-delà de son déplacement de 1.400 t. Son équipage serait de 12à à 140 personnes.
En comparaison, les destroyers les plus modernes de l’US Navy, la classe Arleigh Burke, déplacent plus de 8.000 tonnes. Son successeur éventuel, la classe Zumwalt, pourrait dépasser les 14.000 tonnes.
Des commentateurs ont relevé que la taille du bâtiment iranien ne lui permettrait pas d’être qualifié de destroyer dans la plupart des marines. "Je suppose qu’on pourrait l’appeler une frégate, mais l’Iran a un système de classification différent : il n’est pas basé sur le déplacement, mais sur l’armement," a remarqué l’un d’entre eux.
Ce n’est pas la première fois que l’Iran se vante sur ses capacités militaires. Au cours des dernières années, le pays a mis en avant le développement sur place d’un drone furtif et de sous-marins discrets. L’an dernier, après une dispute avec la Russie sur la livraison de missiles S-300, l’Iran a prétendu pouvoir construire son propre système de défense aérienne, ce dont les experts russes doutent.
Parfois, l’Iran va trop loin. En 2008, il a ainsi modifié des photos du lancement d’un missile pour masquer son échec.
AOL News (Etats-Unis)
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