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Une équipe mixte civile-militaire qui enquête sur le naufrage de la corvette sud-coréenne Cheonan a inspecté la partie endommagée de l’avant du navire et a publié les résultats d’une seconde enquête attribuant les dégâts à une "explosion sous-marine qui ne s’est pas produite au contact de la coque".
Dans un premier temps, l’équipe avait déjà indiqué le 16 avril, après avoir inspecté la partie arrière de l’épave, qu’il n’y avait aucun signe d’explosion interne, de fatigue du métal ou de choc contre un récif.
Dans son communiqué de dimanche, l’équipe réduit l’éventail des causes possibles, écartant la possibilité d’une explosion au contact. Le ministre sud-coréen, Kim Tae-young, a interprété cela en expliquant que la cause la plus probable était une attaque de torpille.
Les enquêteurs vont maintenant essayer de retrouver des débris de la torpille. Plus de 330 débris ont été récupérés sur le lieu du naufrage. Ils ont été analysés, mais aucun ne proviendrait d’une mine ou d’une torpille.
Mais même si un débris de torpille est retrouvé, il restera difficile de rendre la Corée du Nord responsable, parce que la plupart des torpilles de ce pays sont d’origine chinoise ou soviétique.
Aucun élément décisif n’a été trouvé permettant d’impliquer un sous-marin nord-coréen. La seule preuve indirecte est que, aux environs du moment du naufrage, 2 sous-marins nord-coréens de la classe Shark ont disparu de leur base du Cap Bipagot, c’est à dire à 80 km du lieu du naufrage, près de l’île de Yeonpyeong.
The Chosun Ilbo (Corée du Sud)
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