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La France serait en désaccord complet avec la Grande-Bretagne au sujet d’une exigence de 100 millions de £ (145 millions d’€) pour pouvoir accéder au programme britannique de porte-avions.
La question devrait dominer une rencontre mardi entre le secrétaire britannique à la défense, John Reid, et son homologue française Michelle Alliot-Marie.
Selon l’édition de lundi du journal Defense News, la France ne serait prête à payer que la moitié de cette somme (73 millions d’€).
Les 2 pays sont supposés coopérer dans le développement de 3 nouveaux porte-aéronefs - 2 pour la Royal Navy et l’autre pour la France - mais la Grande Bretagne refuse de montrer les plans aux français tant que l’argent n’est pas payé.
Le Royaume-Uni s’attend à dépenser environ 450 millions de £ (654 millions d’€) pour la conception et le développement avant de prendre une décision, probablement l’an prochain, sur la construction des 2 porte-aéronefs de 65.000 tonnes.
Les industriels français ne peuvent indiquer le prix et le travail qui sera nécessaire pour adapter les plans britanniques aux besoins français sans avoir accès aux données britanniques.
Le projet a été approuvé par le Président Jacques Chirac et le Premier Ministre Tony Blair qui ont poussé personnellement le projet au travers des précédents écueils.
Le constructeur français DCN et le groupe d’électronique de défense Thales construisent un porte-avions pendant que la Grande-Bretagne travaille sur 2 navires semblables avec Thalès et BAE Systems.
Un responsable français de la défense a déclaré à Defense News que les discutions sur "les conditions économiques de la coopération" étaient très difficiles et que chaque partie apporterait son savoir-faire, mais qu’il y avait un désaccord profond sur l’évaluation de cette connaissance.
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