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La frégate anti-sous-marine Georges Leygues devait (…)
Les réacteurs nucléaires embarqués à bord des sous-marins nucléaires britanniques sont "potentiellement vulnérables" : des accidents nucléaires dramatiques pourraient survenir car les règles les plus récentes de sécurité n’y sont pas respectées, indique un rapport, largement censuré [certains paragraphes sont blanchis pour des raisons de protection du secret], rendu public par le ministère britannique de la défense.
L’officier en charge de la sûreté nucléaire au ministère de la défense, avertit que la sécurité des réacteurs des sous-marins ne tient pas la comparaison avec celle des réacteurs à terre, et qu’il pourrait y avoir de dangereuses fuites radioactives. Il souligne également le risque de "multiples décès" si un sous-marin [victime d’un tel incident] ne pouvait revenir en surface.
Le rapport révèle aussi que des questions relatives à la conception des réacteurs ont retardé de 18 mois la prise de décision concernant le remplacement des SNLE britanniques et augmenté la facture de 260 millions £ (302 millions €).
Le rapport date de novembre 2009 et a été présenté au Defence Board, un organe de décision du ministère. Rédigé par le Commodore Andrew McFarlane -responsable de la sûreté nucléaire au ministère de la défense- il concerne principalement l’avancement des projets de remplacement des SNLE, mais dresse également un tableau particulièrement noir de la sûreté des réacteurs actuellement embarqués.
"Les pratiques britanniques actuelles sont très loin des “règles de conduite couramment admises”," avertit-t-il. Les réacteurs à eau pressurisée qui alimentent les sous-marins sont "potentiellement vulnérables à une défaillance structurelle du circuit primaire".
Tel incident pourrait provoquer la « libération de produits de fusion hautement radioactifs », « un risque significatif pour la vie de ceux qui sont à proximité et un danger pour la sécurité du public dans un rayon de 1,5 km autour du sous-marin", écrit McFarlane.
"La conception actuelle des réacteurs nucléaires civils prévoit des circuits d’injection de sécurité et des systèmes indépendants pour la refroidissement du cœur," ajoute-t-il.
"Les sous-marins britanniques sont loin de ces standards, avec seulement la capacité de supporter une défaillance structurelle équivalente à un …" Malheureusement, le reste de la phrase et les 2 pages suivantes, ont été censurées.
McFarlane suggère aussi que des problèmes de réacteur pourraient empêcher un sous-marin de faire surface avec le risque associé de perte de l’équipage.
La Royal Navy dispose de 11 sous-marins nucléaires, dont 6 vieux SNA de la classe Trafalgar et 4 SNLE de la classe Vanguard. Elle a aussi lancé le HMS Astute, le premier de 7 sous-marins de la classe Astute.
Un porte-parole du ministère a déclaré : "Le ministère britannique de la défense prend la sécurité nucléaire très au sérieux. Tous nos réacteurs nucléaires respectent les critères très stricts édictés par le DNSR [1] et nous n’avons de cesse de nous améliorer."
[1] Defence Nuclear Safety Regulator.
The Guardian (Grande-Bretagne)
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