Participation du sous-marin nucléaire d’attaque Saphir à (…)
Voici quelques photos de la base de sous-marin sous la (…)
Du 12 au 15 avril 2006, un exercice de survie en grandeur réelle se déroulera à bord du sous-marin Améthyste, dans le port militaire de Toulon.
Beaucoup ont suivi le drame du sous-marin russe Koursk, mais aussi le dénouement heureux du sauvetage du bathyscaphe russe Priz. En France, les plus anciens se souviennent des disparitions des sous-marins Minerve et Euridyce.
Aujourd’hui, la conception des SNA et l’entraînement des équipages à la sécurité-plongée rendent hautement improbable une fortune de mer conduisant à une situation de détresse avec le sous-marin posé sur le fond. Toutefois, la sécurité impose de faire l’hypothèse qu’une telle situation est possible, et qu’il faut donner aux équipages les moyens de réagir correctement, de durer et d’attendre les secours (survie) avant d’évacuer le sous-marin (sauvetage). Le concept OTAN fixe à 7 jours l’arrivée sur la zone de l’ensemble des moyens de secours.
En France, nos sous-mariniers reçoivent une formation théorique à la survie dispensée à chaque période d’entraînement. Il est important qu’ils puissent mettre en application la théorie. C’est déjà le cas lors d’exercices élémentaires à la mer, programmés en période de remise en condition, où l’on met en place l’organisation survie et les procédures. L’exercice SURVIVEX 2006 représente, quant à lui, une opportunité exceptionnelle pour utiliser réellement le matériel de survie.
De nombreux autres pays s’y entraînent et partagent leurs moyens et leur expérience au travers du site internet ISMERLO et à l’aide d’exercices baptisés SURVIVEX. C’est en particulier le cas des USA, de l’Espagne et de l’Italie. Si chaque exercice permet aux ingénieurs et états-majors d’améliorer le matériel et les procédures de survie, le pays organisateur est le plus net bénéficiaire en termes de formation pratique du personnel sous-marinier et de diffusion du retour d’expérience et du vécu des participants.
En France, le dernier exercice de ce genre remonte à 1991 (sous-marin Agosta à Lorient).
Le mercredi 12 avril à 18 h 00, 63 sous-mariniers seront placés en condition de survie dans la zone avant du SNA Améthyste. Les panneaux seront fermés, la ventilation arrêtée, l’éclairage et le courant coupés. Pendant les premières 48 heures, ils devront utiliser le matériel de survie pour conserver une atmosphère respirable, se nourrir, boire, et se protéger du froid.
Le vendredi soir, CEPHISMER, spécialiste de la ventilation par l’extérieur des sous-marins en détresse, et unité de la Marine nationale, viendra brancher son installation de ventilation et débutera le renouvellement de l’air intérieur du SNA. Cette phase durera 18 heures. L’atmosphère à l’intérieur du SNA redeviendra alors progressivement identique à l’air extérieur.
Le commandant du bâtiment restera bien évidemment le maître à bord. Il pourra interrompre à tout moment l’exercice. Une équipe de service assurera en permanence la sécurité du SNA et du personnel.
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