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Les 5 hélicoptères de la marine néo-zélandaise ont bien du mal à rester en l’air, puisque les forces armées luttent contre la corrosion et un manque de personnel pour entretenir la flotte “orpheline”.
Un rapport du ministère néo-zélandais de la défense prévoit que 3 hélicoptères Kaman SH-2G spécialisés dans la lutte anti-sous-marine doivent pouvoir voler à n’importe quel moment. Mais en octobre dernier, un seul pouvait prendre l’air, et en début de cette année, seulement 2 Seasprite étaient disponibles.
La Nouvelle-Zélande a acheté les hélicoptères dans le cadre d’un accord “volé” en 1999. Les structures de ces appareils avaient été stockés dans le désert de l’Arizona avant d’être préparés pour la Nouvelle-Zélande.
Peu après, l’US Navy a abandonné les Seasprite et détruit le seul simulateur de vol. La Nouvelle-Zélande, qui est maintenant le seul utilisateur de ce type d’hélicoptères, a bien du mal à former ses pilotes et les pièces détachées ne sont pas faciles à trouver.
Lorsqu’il était encore dans l’opposition, l’actuel ministre de la défense, Wayne Mapp, avait qualifié les Seasprite de « flotte orpheline ». Maintenant qu’il est au pouvoir, il les juge sûrs et très capables.
« Je suis certain, compte-tenu des garanties que j’ai reçues, que la sécurité n’est pas un problème. »
Le rapport du ministère explique que, comme les hélicoptères doivent toujours pouvoir voler, la marine retarde en permanence les entretiens au niveau opérationnel.
Les mécaniciens ont découvert de la corrosion ou des dégâts provoqués par les vibrations. Même si le report des réparations peut être considéré comme n’entraînant pas de risques, le rapport indique qu’il est raisonnable d’envisager que « les dégâts vont empirer avec le temps ».
Des dégâts ont été « découverts dans des endroits où de la corrosion ou des dégâts n’avaient jamais été vus auparavant, » indique le rapport.
La corrosion a probablement été entraînée par le manque de vigilance du personnel et un manque de formation, indique l’armée de l’air.
Il est difficile de trouver du personnel pour accompagner les hélicoptères, lorsqu’ils sont en mer pour 6 à 8 mois.
« Ce refus de servir en mer fait que l’escadrille à du mal à fidéliser le personnel ayant une connaissance approfondie des Seasprite, » indique le rapport.
Le vice-maréchal de l’air Peter Stockwell a déclaré que les Seasprite étaient parfaits pour leur rôle naval et « tout à fait sûr pour voler ».
Les reports de maintenance sont étroitement contrôlés et l’aptitude au vol est constamment surveillée. Il a expliqué que le report d’entretien était souvent nécessaire lorsque l’appareil était sur une frégate en mer. « C’est géré avec beaucoup d’attention », a-t-il précisé.
New Zealand Herald (Nouvelle-Zélande)
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