Après une semaine de manœuvres devant les côtes (…)
La Royal Navy lutte pour se maintenir prête au combat, (…)
Récemment, le seul porte-avions russe, l’Admiral Kuznetsov, a emprunté la Manche. Mais la marine néerlandaise n’avait aucun bâtiment disponible pour le surveiller.
Malgré les engagements pris par les Pays-Bas dans le cadre de l’OTAN, plusieurs années de réduction budgétaire limitent la capacité de certains pays européens à assurer ne serait-ce que des missions de routine, comme assurer l’escorte et la surveillance des navires russes quand ils naviguent à proximité des eaux territoriales.
Parmi les marines touchées par la réduction des budgets de défense, on parle peu de la Royal Netherlands Navy, la marine des Pays-Bas.
Lorsque, le 8 mai dernier, le porte-avions russe est passé par la Manche, dans les eaux internationales, la marine néerlandaise a été incapable de réagir parce qu’elle manquait de navires.
Le seul porte-avions russe, accompagné par 3 ravitailleurs, un remorqueur de haute-mer et un navire de soutien, le Minsk, a pris une route inhabituelle pour rentrer à son port-base.
« Habituellement, les Russes préfèrent contourner l’Irlande par l’Atlantique Nord pour éviter le trafic maritime. Ce passage par la Manche peut être considéré comme une démonstration de force typique de la part des Russe, » explique la presse néerlandaise.
La Royal Navy britannique a envoyé un destroyer moderne, le HMS Dragon, pour pister le Kuznetsov. Mais lorsque les Russes sont arrivés en mer du Nord, la marine néerlandaise aurait dû prendre la suite.
« La marine néerlandaise a bien indiqué qu’elle avait repéré les Russes quelques jours auparavant grâce au radar de la frégate HNLMS De Zeven Provinciën, alors qu’elle se dirigeait vers la Somalie. Mais lorsque le Kuznetsov est arrivé en mer du Nord, aucun autre navire n’était disponible pour l’escorter, » indique la presse.
Les Néerlandais ont désarmé leurs avions de patrouille maritime P-3C Orion en 2002. Dans les années suivantes, c’est l’aéronavale qui a été dissoute, la seule qui disposait d’avions de patrouille maritime et d’hélicoptères.
Les hélicoptères ne sont pas le moyen le plus adapté pour surveiller et escorter un navire ennemi.
« Les Pays-Bas ont demandé à leur garde-côtes d’envoyer un des ses avions Dornier 228. Cet appareil n’a cependant aucun moyen de recueil de renseignement électronique ou même simplement photographique. »
Évidemment, cette incapacité est loin d’être une surprise. Depuis les années 80, la marine néerlandaise est passée de 56 bâtiments à 23, de 43 avions à aucun.
Cet incident, plus embarrassant qu’autre chose, ne fait que mettre en lumière une situation largement répandue parmi les membres de l’OTAN. La plupart sont loin de respecter la cible du Traité fondateur, qui prévoit un objectif de dépenses militaires de 2% du PIB : les Pays-Bas sont à environ 1,3%.
Pendant ce temps, la Russie est devenue plus agressive en Europe de l’Est.
The Aviationist
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