Un hélicoptère de la marine colombienne a évacué en mer (…)
Depuis le 18 août et jusqu’au 19 décembre, le SHD Toulon (…)
Les 2 équipiers du voilier français avaient lancé un appel de détresse après une panne de moteur.
Mardi 12 aout, alors qu’il effectuait une patrouille de lutte contre la piraterie dans le golfe d’Aden, le navire-amiral de la force navale européenne Atalante — la frégate italienne Andrea Doria — a porté assistance à un voilier français en détresse.
Les 2 équipiers du voiliers avaient lancé un appel de détresse après une panne de moteur. L’appel a été intercepté par un avion de patrouille maritime allemand, participant à la force navale européenne. Il a été immédiatement relayé au commandant de la force, le contre-amiral Guido Rando, à bord de la frégate Andrea Doria.
Comme il était le navire de guerre le plus proche, l’Andrea Doria a fait décoller son hélicoptère et s’est dirigé vers le voilier pour lui porter assistance.
Sur place, une équipe de mécaniciens de la frégate a rejoint le voilier et, après quelques heures, a réparé le moteur en panne.
Quatre jours plus tard, le 16 aout, une nouvelle fois, l’avion allemand de patrouille maritime a reçu un appel de détresse de ce même voilier. Ce dernier ne pouvait plus gouverner et demandait du carburant pour rejoindre le port sûr le plus proche.
La frégate espagnole Navarra, qui se dirigeait vers le même port, a reçu l’ordre de rejoindre le voilier pour lui porter assistance. Le lendemain matin, vers 5 heures, la frégate a localisé le voilier à la dérive.
Après avoir réparé le gouvernail et fourni le carburant nécessaire, la frégate espagnole a accompagné le voilier jusqu’à ce qu’il rejoigne la sécurité du port le plus proche.
A propos de l’assistance portée à ce voilier, le contre-amiral Rando a déclaré : « Les 2 équipiers du voilier ont eu beaucoup de chance. Ils se trouvaient dans une situation périlleuse. Non seulement leur moteur était en panne, mais ils naviguaient en plus dans une zone où des pirates ont déjà attaqué des petits navires comme celui-ci. Même si la menace d’attaque a diminué, il ne faut douter qu’elle reste présente. Si nous baissons la garde, il y a de fortes chances que la piraterie reviendra. »
L’évaluation des menaces par les International Naval Counter Piracy Forces est et reste que tous les voiliers naviguant seul, devraient rester en dehors de la zone à haut risque, ou risquer d’être attaqué et retenu en otage pour une rançon. Les voiliers restent très vulnérables aux attaques de pirates.
La force européenne n’a pas communiqué l’identité du voilier. On ne peut que regretter l’inconscience de ces marins, qui naviguent dans une zone dangereuse à bord d’un voilier manifestement en mauvais état.
Etat-major Atalante
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