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La DGA (Délégation Générale à l’Armement) a rejeté mardi le coût proposé pour le nouveau porte-avions Français (PA2) comme trop élevé et poussé les industriels Français et Anglais à travailler ensemble plus étroitement sur les projets respectifs pour maintenir les couts au plus bas.
MOPA2, une entreprise commune entre le constructeur naval DCN et l’entreprise d’électronique Thales, ont envoyé une proposition à la DGA en décembre dernier. Le plus haut responsable de l’agence a déclaré à des journalistes que le prix demandé était trop élevé.
"Nous avons besoin d’une proposition industrielle satisfaisante, ce que nous n’avons pas pour l’instant," a déclaré le Délégué Général à l’Armement, François Lureau.
S’exprimant au cours d’une conférence de presse, M. Lureau n’a pas dévoilé le prix proposé mais des sources proches des industriels avaient par le passé estimé que le cout de construction du nouveau porte-avions à environ 2 milliards d’euros.
La France possède déjà un porte-avions et envisage de construire le second en coopération avec la Grande Bretagne, qui a 2 porte-avions sur la table à dessin.
Les 2 pays font face à des pressions sur les budgets de défense et ont poussé leurs sous-traitants de défense à réaliser des navires aussi similaires que possible tout en respectant les besoins spécifiques de chaque marine, comme des systèmes de lancement des avions et les besoins de logement.
M. Lureau a indiqué que les 4 principaux sous-traitants — DCN et Thales pour le côté français et BAE Systems et VT Group pour la Grande-Bretagne — devraient fournir la preuve claire qu’ils sont capables d’atteindre des cibles de réduction de cout en travaillant ensemble sur les 3 navires.
"L’autre condition (outre le prix) est un bon accord industriel des 2 côtés de la Manche," a déclaré M. Lureau.
La France et la Grande-Bretagne se sont mis d’accord l’an dernier sur le principe de construire ensemble 3 porte-avions, la France acceptant de payer 100 millions de £ pour le travail de conception.
La Grande-Bretagne espère livrer le premier des 2 nouveaux porte-avions à la Royal Navy aux alentours de 2012, pendant que la France veut un nouveau navire vers 2014.
Les navires britanniques vont accueillir des versions du F-35 “Joint Strike Fighter”, alors que les Français prévoient d’utiliser le Rafale construit par Dassault ainsi que des drones.
The Scotsman
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