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La Grande-Bretagne fait de plus en plus appel à la France et à d’autres alliés de l’OTAN pour l’aider à contrecarrer les opérations d’espionnage russe dans les eaux britanniques. Les chiffres du ministère britannique de la défense montrent une augmentation de 76% du nombre d’avions de patrouille maritime étrangers basés au Royaume-Uni.
Depuis l’abandon du Nimrod en 2010, les forces armées britanniques n’ont plus d’avion de patrouille maritime, alors que la Russie reprend ses opérations d’espionnage des SNLE britanniques.
La RAF a bien commandé de nouveaux avions P8 Poseidon, mais ils ne doivent pas être livrés avant 2020. Il y a donc une forte inquiétude d’un trou dans les défenses britanniques.
L’an dernier, des avions de patrouille maritime de l’OTAN ont été basés sur la base de RAF Lossiemouth à 37 reprises l’an dernier, contre 21 l’année précédente.
Un cinquième effectuait des opérations au large de l’Ecosse et le reste participait à des exercices et des entraînements. Des avions américains, canadiens et français ont patrouillé au large, à la recherche de navires suspects dans les eaux britanniques.
L’amiral Lord West [1] a déclaré : « il y a eu une augmentation des interférences russes dans nos eaux. Et ces interférences concernent en général les opérations de nos SNLE. »
« Je trouve cela extrêmement inquiétant. Les Russes essaient de trouver l’empreinte de nos SNLE, leur signature acoustique. »
[1] L’amiral Alan West fut 1st Sea Lord (CEMM britannique) de 2002 à 2006.
International Business Times (Grande-Bretagne)
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