La frégate de défense aérienne Chevalier Paul a (…)
Ils sont sur tous les fronts. Ou plutôt sur toutes les (…)
Après la chute du mur de Berlin et l’effondrement de l’Union Soviétique, l’océan Atlantique a perdu de son importance pour la plupart des responsables militaires. Les forces navales américaines se sont tournées vers d’autres missions et, après les attaques du 11 Septembre, se sont concentrées sur la lutte contre le terrorisme et les combats en Afghanistan et en Irak.
Au moment où la puissance militaire russe poursuit sa remontée et où les forces chinoises continuent leur croissance, le chef des opérations navales de l’US Navy a remis cette semaine l’océan Atlantique au centre de l’échiquier géopolitique.
L’amiral John Richardson a rappelé que des bâtiments militaires chinois naviguaient régulièrement en Atlantique Nord et que la flotte russe n’avait jamais été aussi active dans cette zone depuis un quart de siècle.
« Même il y a 5 ans, nous n’aurions rien vu de tel, » souligne l’amiral Richardson.
Bryan Clark, sous-marinier américain en retraite, explique que, « même si la présence navale chinoise et russe n’est ni permanente, ni nombreuse, il s’agit d’une menace potentielle dans une zone que l’US Navy considérait jusqu’à présent comme son arrière-court ».
Des sous-marins russes auraient augmenté leur activité à proximité des câbles de communication sous-marins qui reposent au fond de l’Atlantique Nord, une évolution qui inquiètent des responsables de l’OTAN.
L’augmentation de l’activité navale russe et chinoise explique probablement l’activité navale américaine accrue en Atlantique, comme le récent déploiement du porte-avions Harry S. Truman.
Le fait que des dirigeants de l’US Navy s’expriment sur ce sujet pourrait faire parti d’une tentative de convaincre le public de l’importance de ce sujet. « Discuter publiquement des opérations chinois et russes pourrait aider la marine américaine à convaincre les dirigeants politiques à augmenter la taille de la flotte pour accroitre sa présence en Atlantique. »
En mai dernier, en réaction à la nouvelle réalité navale en Atlantique, l’amiral Richardson a annoncé le rétablissement de la 2è Flotte.
L’amiral Richardson a aussi expliqué que la flotte devrait faire face aux moyens russes de brouillage électronique, comme les forces terrestres ont dû le faire en Syrie. Ces moyens de brouillage peuvent perturber les systèmes de communication et de navigation électronique.
« Ces technologies seront décisives dans le combat du futur. Nous devons investir nous aussi dans ces domaines, » a insisté l’amiral Richardson.
L’US Navy est « traditionnellement très puissante » dans le domaine de la guerre électrique. « Mais les concepts opérationnels et les moyens utilisés aujourd’hui par la Navy pourraient ne pas être suffisants pour surmonter la sophistication et les capacités croissantes des senseurs et des missiles russes et chinois. La Navy doit investir dans l’intelligence artificielle, les réseaux et les systèmes de drone pour les futures opérations de guerre électronique. »
Navy Times (Etats-Unis)
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