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C’était écrit. Entré en 2007, le règlement européen REACH (Enregistrement, évaluation, autorisation et restriction des substances chimiques) a bien fini par rattraper le ministère des Armées dans le domaine des missiles. Il affecte particulièrement les composants pyrotechniques de certains missiles français. C’est le cas pour la Marine nationale. Dans son avis sur le projet de finances pour 2020 (Marine), le député LREM des Hauts-de-Seine Jacques Marilossian révèle que REACH a contraint, selon le contre-amiral François Moreau, sous-chef Plans-Programmes de l’état-major de la Marine, "la marine à un programme de remotorisation des missiles Aster et Exocet". La prise en compte de cette nouvelle norme environnementale représente donc un surcoût significatif. Et cela va coûter cher, très cher à la Marine. Le montant est évalué à 480 millions.
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La Tribune
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