Vendredi matin, les élèves du groupe défense et sécurité (…)
À l’occasion de l’assemblée générale de l’amicale des (…)
Les informations de position AIS de 2 navires de guerre de l’OTAN ont été falsifiées, laissant croire qu’ils se trouvaient au large d’une base navale contrôlée par la Russie en mer Noire alors qu’ils se trouvaient en réalité amarrés à 180 milles.
La frégate HMS Defender de la Royal Navy et la frégate néerlandaise HNLMS Evertsen ont accosté le 18 juin dans le port d’Odessa en Ukraine. Le groupe était surveillé par des bâtiments russes.
Selon les enregistrements AIS (automatic identification system), les 2 bâtiments auraient quitté Odessa le 18 juin juste avant minuit. Ils auraient navigué directement en direction de Sébastopol (Crimée), s’approchant à 2 nautiques de l’entrée du port.
Malgré ces données AIS, les 2 bâtiments n’ont pas quitté Odessa. Des images webcam, ainsi que n’importe qui sur les quais pouvaient constater leur présence.
Placer 2 bâtiments de l’OTAN à l’entrée d’une base navale russe serait considéré comme une provocation par la Russie. La plupart des pays, dont les Etats-Unis, la Grande-Bretagne et les Pays-Bas, ne reconnait pas l’occupation de la Crimée par la Russie.
Cette affaire soulève des questions sur l’efficacité du recueil de renseignements à partir de sources ouvertes, librement accessibles, comme les enregistrements AIS. Cette méthode est très utilisée par la défense et les journalistes. Il y a des preuves flagrantes ici que les enregistrements AIS ont été falsifiés.
Les enregistrements AIS des 2 bâtiments de guerre étaient parfaitement reproduits. On ignore comment les données falsifiées ont été transmises.
US Naval Institute (Etats-Unis)
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