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C’est un sujet sensible, mais devenu incontournable pour (…)
L’US Navy a ouvert un dossier de vente de matériel militaire à l’étranger (foreign military sales) avec son homologue française pour faciliter la vente de 2 équipements clé utilisés à bord des porte-avions de la classe Ford.
Il s’agit du système de lancement électromagnétique d’avions (EMALS) et du système de brins d’arrêt (AAG), tous deux fabriqués par General Atomics. Ils permettent d’accélérer les décollages et appontages d’avions, un des critères les plus importants pour un porte-avions.
« La marine nationale française souhaite acheter ces équipements pour son prochain porte-avions, » explique le Capt. Brian Metcalf, officier de programme des porte-avions de la classe Ford.
La France n’a pas de constructeur pouvant fournir les catapultes et brins d’arrêt et la marine nationale souhaite maintenir l’interopérabilité entre porte-avions français et américains. Ces équipements devront donc être achetés auprès du fabricant américain, au travers de la procédure FMS.
Ce processus est très long et nécessite d’obtenir les autorisations de la Defense Security Cooperation Agency, du bureau du Pentagon en charge de la supervision des FMS, du département d’Etat et, pour terminer, des parlementaires.
S’il est improbable que ces intervenants bloquent la vente à un allié aussi proche que la France d’équipements aussi importants pour son prochain porte-avions, cela ne signifie pas pour autant que la procédure puisse être accélérée.
En attendant, les marins français auront probablement l’occasion de se former à bord des porte-avions américains.
« Nous avons des programmes d’échange. L’un des sujets abordés récemment est d’augmenter le nombre de marins français pouvant avoir une expérience embarquée sur le Ford. Cela arrivera probablement comme une progression naturelle de notre relation avec un allié, » déclare le Capt. Metcalf.
Breaking Defense (Etats-Unis)
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