Le destroyer britannique HMS Dragon rejoint le groupe aéronaval et le porte-avions Charles de Gaulle

  • Dernière mise à jour le 5 juin 2026.

Le destroyer HMS Dragon de la Royal Navy a rejoint le groupe aéronaval du porte-avions Charles de Gaulle de la Marine nationale alors qu’il se trouvait en mer d’Arabie.

Le destroyer de type 45 basé à Portsmouth a été déployé dans la région en prévision d’une éventuelle mission dans le détroit d’Ormuz.

Le HMS Dragon a rejoint le groupe français dans le golfe d’Aden, dernière phase de ses opérations. Après un premier déploiement en Méditerranée orientale en mars pour assurer la sécurité de Chypre, il a mis le cap à l’est du canal de Suez.

Le commandant du HMS Dragon, le capitaine de frégate Iain Giffin, a déclaré : « Le Dragon est fier de représenter le Royaume-Uni et de travailler aux côtés du porte-avions français Charles de Gaulle et de son groupe opérationnel.

Aux côtés des Français, le Dragon a pu approfondir sa connaissance des activités et des modes de vie dans la région. »

Les frégates de type 45 ont été conçues pour opérer aux côtés d’un porte-avions britannique et constituent donc un atout idéal pour le porte-avions français. Les capacités de surveillance avancées du Dragon permettent de détecter les menaces potentielles à plusieurs kilomètres et d’alerter rapidement le reste du groupe aéronaval.

« L’intégration des avions de chasse aux opérations maritimes est au cœur de la mission d’un type 45 et je suis ravi que le Dragon puisse mettre à profit son expertise et ses équipements internes non seulement pour protéger le porte-avions, mais aussi pour alerter rapidement en cas d’attaque potentielle. »

Le HMS Dragon peut utiliser son système de missiles Sea Viper pour contribuer à la protection des intérêts et des infrastructures britanniques, avec l’appui de son hélicoptère Wildcat embarqué, appartenant au 815e escadron aéronaval et équipé de missiles Martlet capables de neutraliser les drones.

Ce déploiement fait suite à la réalisation par le Dragon de tests rigoureux d’armement et de capteurs sur un site de l’OTAN au large de la Crète. L’équipage y a perfectionné ses compétences, notamment par des tirs réels, dans des conditions réalistes et à haut risque, afin de garantir sa capacité opérationnelle au Moyen-Orient.

Des experts de l’unité de soutien C5i maritime (MCSU) de la division numérique de la Royal Navy ont également œuvré en coulisses pour assurer la sécurité du navire.

L’équipe de sécurité technique de la direction a mené une évaluation de la vulnérabilité du système de transfert de données maritimes utilisé pour les échanges de données entre le navire et la terre afin de garantir la résilience des voies de transmission de données critiques face aux intrusions, aux falsifications et aux exploitations informatiques.

L’équipe de renseignement sur les cybermenaces fournit des informations ciblées sur les cybermenaces et les menaces informationnelles attendues dans la zone d’opérations, permettant ainsi au navire d’anticiper toute activité hostile et d’adapter sa stratégie de défense en conséquence.

Référence :

Royal Navy