Un officier de la Royal Navy participe à la mission Jeanne d’Arc

  • Dernière mise à jour le 3 juillet 2026.

L’officier de la Royal Navy Samuel Johnson a navigué en Méditerranée ainsi que dans les océans Indien et Atlantique en participant à la principale mission d’entraînement et de formation des officiers de la Marine française.

Le sous-lieutenant Johnson a été invité à participer à la mission « Jeanne d’Arc », fer de lance de la Marine nationale : cinq mois alliant diplomatie, exercices opérationnels et ultime phase de formation pour la future génération de cadres de la Marine.

La mission « Jeanne d’Arc » est l’une des plus anciennes missions militaires au monde ; elle tire son nom d’un croiseur qui, dès 1912, emmenait des élèves-officiers français en croisière d’instruction.

Cent quatorze ans plus tard, elle est devenue un rendez-vous incontournable du calendrier de la Marine nationale, constituant l’étape finale de la formation des élèves-officiers avant qu’ils n’assument leurs responsabilités de commandement au sein de l’institution.

L’édition 2026 a mobilisé deux navires, plus de 800 personnes et trois hélicoptères, déployés pendant cinq mois sur quatre continents, faisant de cette opération l’une des missions d’entraînement internationales les plus ambitieuses au monde, le tout à l’occasion du 400e anniversaire de la Marine nationale.

Alliant formation théorique et pratique aux fonctions d’officier de quart à la passerelle et d’officier au central opérations, ce programme complet s’enrichit d’exercices menés avec des nations partenaires et, souvent, d’une intégration aux opérations lors des navigations du bâtiment à travers le monde.

Le déploiement de cette année s’est étendu de la Méditerranée jusqu’au Brésil — en passant par l’Afrique de l’Est et australe, le cap de Bonne-Espérance et l’Atlantique Sud — avec un débarquement de Samuel à Rio de Janeiro.

Il faisait partie d’un groupe de sept nationalités invitées à rejoindre les élèves-officiers français à bord du Dixmude. Ce navire tire son nom d’une bataille livrée en 1914 en Flandre, près de la ville belge éponyme (Diksmuide en flamand), où une brigade de fusiliers marins français s’était distinguée.

Le bâtiment d’assaut (à la fois porte-hélicoptères et navire de commandement amphibie) était escorté par la frégate Aconit... lequel accueille, au sein de la Marine nationale, un poste d’échange permanent pour un officier de quart de la Royal Navy.

C’est ainsi que le lieutenant Ryan Borthwick a pu contribuer à la formation de Samuel et lui apporter son soutien. Les deux hommes s’étaient rencontrés avant le départ du groupe aéronaval de Toulon et ont passé deux semaines en mer ensemble, alors que les élèves-officiers alternaient entre les deux navires.

Le groupe naval a effectué cinq escales de haut niveau, Samuel y représentant la Royal Navy et le Royaume-Uni lors d’événements diplomatiques.

Toutefois, la mission ne se limitait pas à la diplomatie. Le groupe a pris part à l’opération Papangue, un exercice militaire d’envergure mobilisant 1 200 soldats issus de neuf nations à La Réunion, cette petite île française située entre l’île Maurice et Madagascar.

« En exploitant les capacités de débarquement amphibie du Dixmude, nous avons été déployés à bord d’engins de débarquement à cinq milles des côtes », a expliqué Samuel, « avant d’opérer pendant quatre jours en zone montagneuse. »

« J’ai été particulièrement impressionné par l’interaction fluide et efficace entre les moyens navals, aériens et terrestres multinationaux tout au long de l’exercice. »

De retour à la base HMS Collingwood de Fareham, Samuel qualifie ces quelques mois passés au sein de la Marine nationale d’expérience formatrice et encourage ses collègues à saisir de telles opportunités.

« Parler français au quotidien a représenté un défi au début, mais la chaleur et l’hospitalité sincères dont ont fait preuve les Français ont grandement facilité mon adaptation », a ajouté Samuel.

« Il est primordial que cet échange, ainsi que d’autres, se poursuivent à l’avenir. Ce sont des outils inestimables pour renforcer les liens entre nos grandes nations, en particulier en cette période d’incertitude mondiale croissante.

« Cette expérience m’a inspiré un immense respect pour la Marine nationale, et je me réjouis à la perspective de travailler à nouveau avec elle un jour. »

Référence :

Royal Navy