La Royal Navy craint de se retrouver à court de capitaines, après qu’un nombre historiquement bas d’officiers a réussi les « stages de commandement »

  • Dernière mise à jour le 21 octobre 2026.

La Royal Navy pourrait se retrouver à court de capitaines, après qu’un nombre historiquement bas d’officiers a réussi les « stages de commandement » de ses navires. L’an dernier, aucun commandant de sous-marin n’a réussi le célèbre stage « Perisher ».

Seuls trois candidats ont été retenus pour s’y essayer, dont deux ont échoué lors de l’étape sur simulateur.

Les bâtiments de surface n’ont guère fait mieux, moins d’une dizaine d’officiers ayant obtenu la qualification de commandement dite « CQ2 ».

La Marine a besoin de 35 nouveaux commandants par an pour assurer le fonctionnement de ses commandements à la mer.

Selon certaines sources, si cette pénurie n’a pas encore nui aux opérations, c’est uniquement parce qu’un grand nombre de navires ont été retirés du service ou sont immobilisés au port pour des réparations.

Le Parti travailliste a supprimé neuf navires de guerre depuis son arrivée au pouvoir en 2024, et trois autres sont menacés de retrait.

Depuis 2024, seuls trois officiers de la Marine ont obtenu leur qualification pour commander des sous-marins — tous ayant suivi des formations à l’étranger.

Selon certaines sources, ce faible taux de réussite s’expliquerait par un « manque chronique de temps passé en mer » et par un moral en berne.

Ryan Ramsey, ancien instructeur du programme « Perisher » (formation au commandement de sous-marins), a déclaré : « Dans un simulateur, on peut faire ce que l’on veut sans risquer la vie de quiconque. »

Une source a ajouté : « Le commandement à la mer est moins attrayant qu’autrefois. Il y a trente ans, vous preniez le commandement d’un destroyer, le bâtiment était opérationnel et vous partiez mener des missions passionnantes. Aujourd’hui, le navire reste très souvent à quai. »

La Royal Navy a déclaré : « Nous continuons à former les chefs de grande qualité dont nous avons besoin pour nos engagements opérationnels. »

Référence :

The Sun (Irlande)