La marine brésilienne s’est opposée à la décision du (…)
Les forces militaires américaines et internationales (…)
L’Iran et la Chine disposent de sous-marins classiques discrets, dangereux pour les porte-avions et la flotte de surface. Heureusement, des marines comme celles de nations sud-américaines, Brésil, Pérou, Colombie et Chili. Et dans le cadre d’un accord vieux de 7 ans avec l’US Navy, leurs sous-marins classiques participent régulièrement à des exercices comme forces d’opposition.
Depuis lundi et jusqu’à la fin du mois, le groupe du porte-avions Theodore Roosevelt et le groupe amphibie de l’Iwo Jima vont participer à l’opération Brimstone, un exercice destiné à les préparer à leur déploiement se déroulant au large du sud-est des Etats-Unis.
Le sous-marin classique péruvien Arica participera à la partie "libre" de l’exercice.
Juan Fernandez, un ancien sous-marinier américain, gère pour la Navy la Diesel Electric Submarine Initiative, qui organise et finance les sous-marins comme l’Arica pour simuler des sous-marins ennemis.
“Cela a rendu les exercices d’entraînement de la flotte plus difficiles et plus réalistes,” indique-t-il. “Si c’est difficile lors d’un scénario d’entraînement, cela sera moins difficile en cas de guerre réelle.”
L’Arica sera le 17è sous-marin sud-américain à participer à des exercices avec la flotte américaine dans le cadre du programme DESI. Sept navires américains de surface constitueront aussi la force d’opposition de l’opération Brimstone.
Le sous-marin italien Salvatore Todaro, un sous-marin type U-212 de conception allemande, disposant d’une propulsion anaérobie, participera aussi à la force d’opposition de l’exercice.
Le porte-avions britannique Ark Royal et la frégate brésilienne Greenhalgh rejoindront les forces américaines pour faire face aux sous-marins classiques.
Des pilotes français se qualifieront sur le pont d’envol du Theodore Roosevelt à bord de chasseurs Rafale et de leurs propres Hawkeye.
De même, le sous-marin nucléaire Améthyste de la marine nationale participera aussi à l’exercice. Basé à Toulon sur la Méditerranée, il est arrivé le 16 juillet dernier à Norfolk.
L’Améthyste a un équipage de 70 marins, commandé par le capitaine de frégate Frédéric Dreher, 38 ans. Les sous-mariniers français sont habillés avec des combinaisons et des chaussures bateau bleu, et le factionnaire à la coupée porte un bachi avec son gros pompon rouge. Les membres de l’équipage peut boire de la bière et du vin avec modération quand ils ne sont pas de quart, mais comme dans l’US Navy, les femmes ne peuvent pas servir dans le Forces Sous Marines.
Le commandant Dréher, qui a suivi un cours tactique à l’école sous-marine de la Navy à New London (Connecticut), a expliqué que l’Améthyste disposait des mêmes outils que les autres forces sous-marines.
“Les équipements sont les mêmes, et nous plongeons aussi profonds que les autres, plus ou moins,” a-t-il indiqué.
Le commandant Dréher se rendra en Allemagne en aout prochain pour suivre les cours du collège militaire, et il se dit triste de devoir quitter ses marins après avoir passé 2 ans ensemble.
“Nous sommes une équipe,” explique-t-il. “Ce soir, je vais en boite de nuit avec mon équipage.”
Navy Times (Etats-Unis)
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