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La France et la Grande-Bretagne n’ont pas évoqué la question de l’éventuel envoi d’un porte-avions pour défendre l’archipel des Falkland, a déclaré le ministre britannique des forces armées, Nick Harvey.
Le gouvernement "ne l’a pas jugé nécessaire", a expliqué M. Harvey, alors que les 2 pays ont récemment accepté de partager leurs porte-avions dans le cadre d’un traité de coopération.
L’accord soulève des inquiétudes en Grande-Bretagne : celle-ci pourrait ne pas disposer d’une capacité de frappe embarquée si un porte-avions français est disponible et si Paris décide qu’il ne veut pas participer à une action militaire qui n’est pas dans son intérêt national.
Le secrétaire britannique à la défense, Liam Fox, a reconnu qu’il n’y avait "aucun moyen" de forcer la France à participer à l’action, disant de l’accord : "Est-ce que cela signifierait que nous pourrions forcer les Français à faire quelque chose contre leur volonté pendant cette période ou vice-versa ? Bien sûr, non."
La semaine dernière, un groupe de généraux en retraite a averti que les réductions militaires — dont la décision de supprimer la force de Harrier et le porte-aéronefs Ark Royal — "invitait en pratique" l’Argentine à tenter de prendre l’archipel des Falklands "d’intérêt tout nouveau".
Dans une question écrite, un parlementaire britannique a demandé si le ministre Fox "avait évoqué avec le gouvernement français l’envoi éventuel de porte-avions dans l’archipel des Falkland".
M. Harvey a répondu : "Il n’y a eu aucune discution avec le gouvernement français sur l’envoi éventuel de porte-avions dans l’archipel des Falkland parce que nous ne l’avons pas jugé nécessaire."
Une partie de l’accord très large entre les 2 pays prévoit la constitution d’une force intégrée de porte-avions. Les 2 pays vont coordonner les périodes d’indisponibilité de leur seul porte-avions respectif pour garantir que, à partir de 2020, au moins un porte-avions sera toujours disponible pour des opérations communes.
Le président français, Nicolas Sarkozy, avait cherché à écarter les suggestions que la France ne serait pas prête à envoyer son porte-avions pour protéger les intérêts britanniques si le bâtiment anglais était indisponible.
"C’est une décision sans précédent et qui montre un niveau de confiance entre nos 2 pays qui est sans équivalent dans l’Histoire," avait-il déclaré lors de la signature des traités.
UK Press Association
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