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Le 30 mars dernier, le sous-marin nucléaire d’attaque Rubis a heurté le fond. L’accident n’avait fait aucun blessé et n’avait provoqué aucun dégât au réacteur nucléaire.
Comme l’indiquait Ouest-France le 12 avril dernier, le Rubis pourrait rejoindre Brest en juin prochain pour effectuer avec un peu d’avance une période d’entretien prévue au départ en octobre.
Une commission d’enquête a été formée pour déterminer les causes de l’accident et les responsabilités éventuelles. Son rapport sera analysé au cours des “journées annuelles de sécurité” [1].
Le réacteur, la propulsion, les systèmes vitaux et la coque épaisse, comme cela avait été indiqué dans le communiqué de presse de la Préfecture Maritime de la Méditerrannée, n’ont subi aucun dégât.
Le talonnage du Rubis est survenu à la sortie d’un canyon sous-marin à quelques nautiques au sud de Toulon. Le SNA passait d’une phase d’un exercice à la suivante. Selon la Préfecture Maritime, l’accident est survenu à la fin d’un exercice intense, exigeant. Dans le contexte opérationnel actuel, ce type d’exercice est très important pour les forces sous-marines. Le facteur humain a joué un rôle important dans l’accident. La commission d’enquête a formulé des recommandations destinées à éviter qu’il ne se reproduise.
Si la commission a reconnu la responsabilité de plusieurs marins (le commandant du Rubis a été relevé de ses fonctions), elle a souligné le professionnalisme des réactions de l’équipage suite à l’accident.
[1] Au cours de ces journées, les états-majors et les équipages de sous-marin étudient les accidents survenus sur des sous-marins dans le monde entier. Il s’agit d’en tirer les enseignements et les mesures à prendre pour que ces accidents ne se reproduisent pas.
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