Un navire de guerre russe a effectué un exercice de tir au large de Plymouth

  • Dernière mise à jour le 21 juillet 2026.

Un navire de guerre russe, suivi de près par un bâtiment de la Royal Navy, a effectué lundi un exercice de tir d’artillerie réelle à seulement 40 milles marins au sud de Plymouth. La Royal Navy a surveillé l’exercice et continue de « suivre de près l’activité du navire », a déclaré un porte-parole du ministère de la Défense.

La frégate russe Neustrashimy était également surveillée par un avion militaire français ; celui-ci a établi un contact radio avec le navire de guerre pour lui demander de préciser ses intentions, a appris la BBC.

Avant d’ouvrir le feu, le navire de guerre russe a également informé le patrouilleur hauturier de la Royal Navy, le HMS Tyne, de son intention de procéder à des tirs d’artillerie, a-t-on appris de même source.

Le navire russe a demandé au HMS Tyne de se repositionner à une distance plus sûre, ce que ce dernier a fait. L’exercice de tir réel russe s’est déroulé dans les eaux internationales et a duré 30 minutes.

Cet incident rappellera au nouveau Premier ministre l’intensification de l’activité navale russe près des eaux britanniques ces derniers mois. Des sources au sein de la défense britannique n’ont pas souhaité dire si l’incident avait pu être programmé pour coïncider avec le début du mandat d’Andy Burnham.

Le mois dernier, des commandos des Royal Marines sont montés à bord d’un pétrolier russe appartenant à une « flotte fantôme » dans la Manche, lors d’une opération de six heures — une première pour les forces armées britanniques.

Toujours en juin, un couple de Britanniques naviguant dans les eaux internationales de la Manche a croisé un navire de guerre russe, l’Amiral Grigorovitch, à 23 milles marins (37 km) au large de l’île de Wight.

La frégate a tiré des coups de semonce alors que Jane et Alan Kelvey naviguaient à bord de leur yacht, effectuant ce que le ministère russe de la Défense a qualifié d’« approche dangereuse ». Le couple a toutefois affirmé ne pas être « sur une trajectoire de collision ».

Des navires de guerre russes traversent régulièrement les eaux internationales de la Manche, distinctes des eaux territoriales britanniques et françaises.

Référence :

BBC (Grande-Bretagne)