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Le compte à rebours est lancé pour le retour en mer du géant métallique. Quatre ans après un accident qui avait tué 3 marins et fait 7 blessés, le porte-avions São Paulo, le plus grand bâtiment de la marine brésilienne, va reprend ses activités pour des opérations de vérification et d’entraînement au large de Santos et Vitória.
Il est prévu que, à la fin du mois, le bâtiment sorte de l’Arsenal de la Marine, au centre de Rio, pour tester tous les systèmes et équipements et entraîner les pilotes des escadrilles d’hélicoptères et de chasseurs Skyhawk. Les marins embarqués à bord du porte-avions ne savent pas encore quelle sera leur première mission officielle. Mais, après les essais, le São Paulo sera prêt en 2010 pour protéger les ressources non explorées en Amazonie Bleue, la frontière maritime du Brésil, et les réserves du pétrole, principalement en off-shore.
Depuis 2005, le São Paulo est arrêté pour sa première grande refonte à la veille de son 50è anniversaire. Cette période, qui a couté 80 millions de réals (29 millions €) pour entretenir et moderniser les machines et équipements. Il a été équipé de nouveaux systèmes radar, capables de détecter l’ennemi à 380 km, et 3 lance-missiles. La catapulte, qui lance les avions, a été révisée. Les canalisations de carburant, d’eau et de vapeur, ont été remplacées. Le bâtiment a aussi reçu de nouveaux équipements de sécurité pour les pompiers du navire. “C’est une priorité pour garantir la survie de nous tous”, a déclaré le commandant du São Paulo, le capitaine de mer et de guerre Rodolfo Frederico Dibo. Pour lui, le porte-avions garantit la défense nationale. “Le monde entier voit que le Brésil dispose d’un porte-avions. Cela impose le respect aux pays voisins.”
Le porte-avions São Paulo est l’ancien porte-avions français Foch, vendu au Brésil en 2000. Il pourrait retrouver la France en juin 2010 à l’occasion du centenaire de l’Aéronavale.
Poder Naval (Brésil)
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