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© US Navy
Les résultats d’inspection effectuées par le Board of Inspection and Survey de l’US Navy seraient déjà très graves s’ils ne venaient que d’un seul navire.
Mais ils viennent de 2. Dans des flottes différentes, dans des océans différents. A moins d’une semaine d’intervalle. Et chaque navire fait partie des navires de guerre les plus modernes de l’US Navy.
Parmi les avaries les plus importantes : – La plupart des missiles ne pouvaient pas être lancés, et aucun des canons ne pouvaient tirer. Les radars Aegis, élément clé des capacités de combat de ce type de navires, ne fonctionnaient pas correctement. – Les plateformes hélicoptères étaient inutilisables. – La plupart des équipements de survie n’ont pas passé l’inspection avec succès. – La corrosion était rampante et il y avait des fuites de lubrifiant partout.
Le verdict : “incapable de mener des opérations de combat soutenues.”
“C’est pire que ce que je me souviens avoir vu,” a déclaré un amiral ayant récemment pris sa retraite après avoir lu les rapports d’inspections effectuées en mars à bord du destroyer Stout, basé à Norfolk, et du croiseur Chosin, basé à Pearl Habour. “Je ne me souviens pas avoir vu 2 navires dans un tel état.”
Des copies des 2 rapports ont été obtenus par le Navy Times. – Détails des rapports d’inspection – Le rapport concernant le Chosin – Le rapport concernant le Stout
“Le nombre d’anomalies est surprenant, en particulier dans la domaine du système de combat,” a indiqué un officier.
L’amiral en retraite est allé plus loin. “Il y a suffisamment de points communs entre les 2 pour me laisser penser que c’est un problème endémique dans la flotte,” a-t-il indiqué.
Navy Times n’a pu contacter les commandants du Stout et du Chosin.
Les officiers de la Navy savent que l’objectif de ces inspections est de détailler tous les problèmes connus dans l’état du bâtiment, mais ces 2 rapports sont exceptionnels.
“Ces rapports, par leur nature même, révèlent toujours un nombre de défauts relativement importants, heureusement pour la plupart mineurs,” explique le Capt. Jan van Tol, en retraite, qui a commandé un destroyer et un navire d’assaut amphibie. “Cependant, l’étendue et le nombre des défauts, répartis dans tous les services du navire, y compris celui du commandant en second, suggère qu’il y a un problème de management sévère et persistant ; un manque d’initiative dans les réparations et le suivi des problèmes ; et l’incapacité à former les jeunes dans la gestion du matériel.”
Des officiers de haut rang cherchent désormais ce qui a mené aux problèmes révélés par les 2 inspections.
Un grand nombre des problèmes des 2 navires étaient déjà connus avant les inspections. Mais les rapports révèlent plus de problèmes qu’attendu.
Le Stout, un destroyer de la Arleigh Burke-class, a été particulièrement touché par la corrosion, qui est devenu un problème sur tous les navires de ce type.
“Les destroyers ont une tendance à la corrosion, nous le voyons de plus en plus. Cela se passe dans des zones où l’équipage ne peut aller en mer, où ils ne vont pas fréquemment. Les ballasts, les cales et ce genre d’endroits.”
L’état des navires n’est pas lié à un manque de financement.
Parmi les raisons pouvant expliquer l’état des navires, on peut citer le fait qu’ils sont récemment revenus de mission, a indiqué le Capt. Pete Gumataotao, chef d’état-major des forces de surface. Des périodes de remise en état étaient déjà programmées.
Un autre élément est que ce sont des navires anciens.
“Le Stout est un des premiers destroyers. Il a 14 ans. Il doit entrer en refonte de mi-vie d’ici 4 ans.” Le Chosin, admis au service actif en 1991, doit subir une modernisation.
NavyTimes (Etats-Unis)
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